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Martin Luther |
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Caitlin Loken |
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Martin
Luther est né le 10 novembre 1483 à Eisleben. Il est mort le 18 fevrier 1546
à Eisleben. En 1505, à l’âge de 22 ans, il abandonne ses études pour
devenir un ministre.
Il consacrera désormais toute sa vie à
Dieu et à la recherche des “moyens” permettant d’accéder
à la certitude heureuse du
salut de l’âme. Les prières, jeunes, veilles et mortifications, lectures, isolement…
Le moine Luther est docile aux rigueurs de la vie en couvent et s’affirme comme un
frère
augustin qui est vraiment consciencieux, ce qui lui vaut d’etre ordonné.
Prêtre des 1507, il occupe une chaire
de philosophie. Il se met à étudier
directement les textes bibliques. Ce livre a des réflections personelles qui
s’éloignent des enseignements
de l’organisation scolastiques.
Lors d'un important voyage à Rome où Luther avait
contemplé la deliquescence des
moeurs
de la ville des Borgais et du pape Jules. Ce voyage a permis
à Luther d’affirmer
ouvertement et definitivement sa theologie personnelle,
opposée à celle de Rome.
En 1517, le
moine augustin Luther affiche sur la porte de la
chapelle du chateau de Wittenberg les “95
theses” où se trouvent denoncées avec la fausse impression de
paix que les indulgences
papales sont sensées apporter en
échange de subsides servant à la
construction de Saint-Pierre de Rome.
Grâce à la
protection précieuse du grand électeur
de Saxe et bénéficiant d’une populairite croissante
due à l'imprimerie, Luther parvient
progressivement à faire contrepoids à la toute
puissante Rome.
Lorsque le moine meurt le 18 fevrier 1546, il laisse une oeuvre immense (l’édition
critique réunit cent volumes). L’Europe chrétienne n’aura
plus jamais le même visage. Un visage convulse qui
a pris connaissance de la modernité et
va s’éloigner, dans la souffrance, du dogmatisme
poussiéreux du Moyen Âge.
Luther, l’un des pères spirituels de l’Europe n’est plus
guère contesté
aujourd’hui, y compris par l’Église catholique, qui
ne l’a pas encore réhabilité, mais s’apprête à lever
certaines condemmations, avant la fin du siècle - après être parvenu avec les Luthheriens a un accord
théologique sur la fameuse
“justification par la foi”, au nom de laquelle on s’est autrefois tellement querellé.