LES MÉTEQUES

(Nina Camilleri)


Les métèques sont des étrangers libres qui viennent de Grèce mais qui sont nés de père et de mère métèques (ou un père ou une mère métèque).

Tous les métèques jouissent d'une liberté civile. Ils doivent tous payer des impôts. Tous les métèques doivent faire leur service militaire, à peu près à l'âge de 18 ou 20 ans.

Aucun métèque n'a de droit politique et il ne peut être propriétaire terrien, ce qui veut dire qu'un métèque ne peut pas acheter ou avoir une terre.

Les métèques sont artisans ou commerçants. Plusieurs de ces derniers sont riches. Les métèques se spécialisent dans les métiers artisanaux méprisés par les citoyens. Il y a des centaines de petits ateliers qui produisent poteries, bijoux, outils de fer, outils de bronze, statue, armes ou navires. Les métèques dominent aussi les activités commerciales de la cité.

Comme marchands, ils amassent parfois des fortunes impressionnantes. Sans les métèques il n'y aurait que très peu de commerce. Sans commerce, il n'y aurait pas de prospérité athénienne. Le dynamisme économique d'Athènes repose donc sur eux et non sur les citoyens.

La population des métèques pendant la 5ieme siècle avant J.-C. était de 80 000 personnes. Il y avait seulement 20 000 d'entre eux qui étaient des hommes.

Les femmes métèques n'ont pas de rôle politique mais elles peuvent influencer la société par leur implication dans la vie journalière. Elles ont plus de liberté car elles exercent des métiers et certaines possèdent une boutique. Les courtisanes (prostituée de luxe) s'attirent la faveur des citoyens et peuvent parfois avoir une influence politique. Les femmes métèques ont plus de liberté que les femmes citoyens.